Ça y est, nous y sommes. C’est le jour du Btwin Ch’timi Bike Tour d’Olhain, du moins, la version VTT ! Dès 7 heures nous mettions le cap, en voiture, vers le parc d’Ohlain où se déroulent les randonnées en question. Trajet sans encombre et nous arrivons sur place environ 40 minutes plus tard. Après nous être changés, casqués et avoir chaussé les grôles adéquates, nous nous dirigeons à vélo vers la salle afin de récupérer nos inscriptions, qui, en l’occurrence avaient été réalisées en ligne. Et paf, d’entrée, on prend du pourcentage dans les cannes sur les 500 mètres qui nous séparent de la zone de départ. Le ruban asphalté avoisine les 17% et à froid, comme ça, c’est pas cool. A la salle, accueil chaleureux, formalités réduites au strict minimum grâce à la pré-inscription et règlement en ligne et nous voilà fin prêts et équipés.

Dès le départ, nous nous fourvoyons et ne trouvons pas la direction à suivre pour rejoindre le parcours. Un organisateur nous oriente et quelques centaines de mètres plus loin, rebelote ! Quelles flèches faut-il suivre ? En effet, nous avons un large choix de 3 options : flèches blanches sur fond blanc, ou noires sur fond jaune ou encore bleues, toutes siglées aux couleurs de l’organisation. Bref, Bruno retourne voir un membre du staff qui nous éclairera enfin. Il eut été plus judicieux d’afficher clairement ces précisons dans la salle d’accueil. Cette fois, nous voilà bien partis et tout de suite dans le dur, pas d’échauffement ! Ce premier circuit dans les bois s’avéra d’emblée très pentu et c’est rien de le dire. Mais je parvenais encore à tout franchir sans trop de problèmes. Un peu plus loin, à la sortie du bois, re-jardinage et nous étions au moins une vingtaine à tourner en rond et à maudire tour à tour l’organisation, les « vandales » qui auraient détruit le balisage et qui sais-je encore ? Comme j’avais chargé la trace sur mon GPS, je me décidai à afficher la carte et le parcours afin de retrouver la piste qui nous permettrait de poursuivre. Du coup, « grâce » à une vraie fausse manip, j’ai partiellement perdu les enregistrements de ma rando mais en revanche, j’ai gagné un paquet de suiveurs ! Par la suite, le fléchage se rétablira à peu près correctement et tout ce petit me doubla allègrement, enfin pas tous quand même ! Mais on est très loin de la perfection, en particulier, quasiment aucune flèche en amont des changements de direction, peu de rappels…

Les parcours en sous-bois alternaient avec les chemins agricoles toujours assez roulants mais jamais plats et les liaisons routières parfois relativement longues.

En revanche les sentiers forestiers devinrent de plus en plus ardus et je fus contraint, comme beaucoup d’autres, à mettre fréquemment pied à terre, sauf à faire exploser mon rythme cardiaque déjà bien au dessus de la norme. Mais de toute manière, mes jambes n’auraient pas assuré. Dans une grande descente étroite avec perfides ornières, Bruno s’est payé une belle cabriole qui lui fit mordre la poussière. Idem pour moi à deux reprises, une première dans des marches formées par de grosses racines et du ravinage en pleine descente où ma roue avant s’est plantée dans la fondrière et une seconde où j’ai très mal négocié une large courbe relativement rapide à droite en descente et en dévers, ce qui me valut l’opportunité d’aller embrasser le gros hêtre qui montait la garde au bord du sentier avant de me répandre sur le flanc gauche avec copieuses égratignures à la clé, mais pas de casse.

Le reste de la rando s’est déroulé sans autre souci, sinon celui de fréquents passages pédestres dus à la fatigue et surtout aux pourcentages que nous n’avons pas l’habitude de fréquenter. En comparaison, le terril de Leforest et l’ascension de Mons en Pévèle sont des faux-plats. Les ravitos, irréprochables et nombreux, un tous les 10 km environ, étaient copieusement achalandés des classiques victuailles propres à requinquer tout biker qui se respecte en quête de calories. Au fur et à mesure, il semblerait que le balisage se soit amélioré, mais un peu tard !

A l’arrivée, parc gardé pour les vélos, sandwich et boisson classiques avec en prime, un salon de massage où opéraient 3 kinés chargés de détendre les muscles. Par ailleurs, un orchestre jouait des airs latino pour détendre, lui, l’atmosphère. Un grand merci aux secouristes présents sur le stand de la Croix-Rouge dédié aux bobos. Ils furent nombreux, dont moi-même, à bénéficier de leurs soins attentifs et efficaces.

Après ces agapes et ces soins, retour à la maison que nous rejoindrons vers 13 heures.

Beaux parcours, très physiques, et encore, nous n’avons pas oser tenter le 60 km, mais fléchage éminemment perfectible.

Au final, le compteur de Bruno affichera 43,5 km et un gros dénivelé !

Le résumé vidéo enregistré par le GPS de Bruno en cliquant ICI .