N-ième édition de la « Renards des sables » organisée par le club éponyme. Comme d’hab’ nous nous y rendons à vélo. Bruno ne peut pas nous accompagner. Je roulerai donc en duo avec Fabrice qui, à 7h45 m’appelle pour que je le rejoigne sur la route afin de réparer sa chaîne de nouveau cassée et il est en manque de l’outil adéquat ! Décidément, ça devient une habitude ou alors il a acquit une telle puissance qu’aucune maille ne lui résiste ? Je me dépêche et le retrouve à hauteur de l’entrée du terril de l’Escarpelle… Extraction du maillon faible, remplacement par une attache-rapide et nous voilà repartis dare-dare vers Flines.

Dès notre arrivée à la salle des fêtes, nous procédons au rituel des inscriptions, 5 € quand même et là aussi, ça devient une habitude. Puis nous patientons en faisant un tour dans la salle, consulter les cartes des parcours et boire un café. La rando démarre classiquement par le chemin qui emprunte la plate-forme de l’ancienne voie ferrée qui reliait Douai à St Amand les Eaux aménagée en sentier de promenade. Puis nous bifurquons dans la rue du « pont des vaches » et à la suite le « Camel Trophy » qui longe la Râches et le Noirot jusqu’à la sortie de Flines.
L’itinéraire se poursuit par la drève du marais de Flines pour nous emmener jusqu’au chemin de halage de la Scarpe inférieure. Celui-ci nous conduit directement au terril des Argales à Rieulay que nous allons parcourir sur toutes les faces autorisées. Mis à part les sentiers connus et habituellement accessibles, les « renards » ont dégotté des parcours originaux dans le secteur de Pecquencourt que je connaissais pas ! Un peu plus loin, nous parviendrons au premier ravito où nous rattraperons David. Rattraper David ? Impossible ou alors, il a subi un incident ?
Puis nous nous dirigerons vers le terril de Sin le Noble, allias le terril des « indiens » qui, lui aussi sera exploré de fond en comble. Outre les grandes boucles ascendantes et descendantes bien connues, nous explorerons bon nombre de sentiers, souvent pentus, en sous-bois et habituellement « négligés » ou non soupçonnés !
Après cet épisode « tobogganesque », nous poursuivrons vers Lallaing, rendez-vous du second ravito avec saucisses et soupe au menu; Pas de frites ; Dommage ! Ces agapes nous permirent de reconstituer nos forces avant d’affronter le terril de Germinies-Sud ! En effet, le tracé du 55 km offrait une visite détaillée, du bas en haut, du nord au sud, d’est en ouest et inversement des 110 hectares que comporte ce vestige de l’activité minière de la région. C’est personnellement celui qui me plaît et me convient le mieux… Au cours de ce périple, j’ai tenté de dépanner une dame en délicatesse avec son dérailleur ! Hélas, malgré tous mes efforts, elle a été contrainte de poursuivre à pied jusqu’à la sortie du site où une camionnette d’assistance se chargea de la rapatrier. Au passage, un grand merci aux quelques dizaines de bikers qui sont passés comme des flèches sans se soucier d’un éventuel besoin d’aide ; la moyenne, la moyenne, toujours la moyenne et au diable tout le reste…
Ensuite, au pont de Lallaing, comme beaucoup d’autres je n’ai pas vu la flèche qui orientait à droite et nous avons filé tout droit vers Râches où nous sommes octroyés un petit détour de quelques kilomètres. Après avoir remis tout le monde sur la bonne trace vers le chemin latéral, nous avons regagné l’arrivée sans passer par la station de lavage.
Direction la salle des fêtes où nous n’avons pas pris de sandwich car il n’y en avait plus pour le moment, pénurie de pain et de jambon ! et il aurait fallu attendre trop longtemps pour le réapprovisionnement… Le casse-croûte à l’oignon cru nous tentait moyennement ! En outre, nous avions déjà perdu pas mal de temps en cours de route et il se faisait relativement tard. Nous nous sommes donc contentés de la boisson, du filet d’oignons et avons rejoint nos pénates pour 12h30 avec 66 km au compteur.
Merci aux Renards des sables pour cette organisation sans faille, ces parcours variés et ludiques au balisage parfait, quoi que au pont de Lallaing, il y avait moyen de faire mieux… Sauf que je persiste à penser que 5€, c’est trop cher, mais au moins ici, il y avait 2 ravitos richement garnis !
Les reportages de Gérard Colin et Erick Mizzi sont iCi et iCi. Vous vous y retrouverez sans doute parmi les centaines de superbes photos qu’ils mettent en ligne !